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En partenariat
avec la Fondation MACSF

Exposition et radioprotection

Exposition médicales aux rayonnements ionisants en radiodiagnostic.

Les rayonnements ionisants, c’est quoi ?

Dans le domaine du radiodiagnostic, les rayonnements ionisants sont des rayons X produits à partir d’un tube radiogène qui n’émet ces rayons que lorsqu’il est traversé par un courant électrique.

Le passage des rayons X dans l’organisme provoque des interactions plus ou moins importantes avec celui-ci suivant la quantité de rayonnement reçu. La quantification du rayonnement “absorbé” dans l’organisme est décrite par la notion de dose absorbée.

Le scanographe, la radiologie, la mammographie délivrent des rayonnements ionisants qui sont comptabilisés dans la dose absorbée

Justification médicale des actes

Chaque acte médical est pratiqué pour procurer un bénéfice immédiat, ou à plus long terme, sur la santé de la personne qui en bénéficie. Aucun acte médical n’est dénué de risque. C’est la notion de bénéfice / risque.

Le risque éventuel doit être très faible par rapport aux bénéfices apportés par l’acte médical.

Le médecin radiologue, de par sa formation médicale prolongée et spécialisée, vérifie le bénéfice attendu de l’examen afin de ne pas exposer le patient inutilement. A l’instar du médecin qui demande l’examen d’imagerie, il a une obligation légale de justifier chacun des examens qu’il effectue. Il peut décider d’un autre examen que celui demandé s’il l’estime plus pertinent pour le patient.

“ La radioprotection est définie comme l’ensemble des règles, des procédures et des moyens de prévention et de surveillance visant à empêcher ou à réduire les effets nocifs des rayonnements ionisants produits sur les personnes directement ou indirectement, y compris lors des atteintes portées à l’environnement. ”

Radioprotection

Il s’agit d’une définition large. Pour ce qui concerne le radiodiagnostic, sont utilisés des générateurs de rayons X, qui n’émettent que pendant un temps très bref, et il n’y a pas de problème de persistance de l’exposition ni de contamination de l’environnement.

Sont concernés : les appareils de radiologie conventionnelle ou interventionnelle et le scanner. L’IRM et l’échographie n’utilisent pas de rayons X.

Pourquoi se protéger des rayons X ?
Les rayons X sont donc des émissions de photons (comme la lumière, les ondes radio…) ayant des propriétés ionisantes. Ils peuvent donc avoir des effets sur les cellules, les organes, les organismes exposés.

Schématiquement, deux types d’effets sont possibles :

  1. Les effets déterministes, ne survenant qu’au-delà d’un seuil, mais alors obligatoirement si le seuil est dépassé. Exemples : brûlures cutanées, alopécie…
  2. Les effets aléatoires, qui correspondent à l’augmentation du risque de cancer après exposition aux rayonnements ionisants. Ainsi, seules quelques personnes seront réellement touchées par un cancer radio-induit dans une population exposée, d’autant plus nombreuses que l’exposition est intense.

Il faut souligner que le radiodiagnostic utilise des doses très faibles de rayons X et que dans l’immense majorité des cas il n’y a pas lieu de craindre l’apparition d’effets déterministes. Ainsi la dose à la peau pour une radiographie pulmonaire de face est de l’ordre de 0,2 milligrays (deux dixièmes de millièmes de grays, unité de mesure de l’irradiation), alors que la dose érythème (coup de soleil) est de l’ordre de 5000 mGy. Ceux-ci peuvent cependant être observés dans des procédures particulières, interventionnelles longues et difficiles, cardiaques ou neurologiques par exemple.

Pour les effets aléatoires, ceux-ci ne sont pas connus avec certitude pour deux raisons simples : le faible niveau d’exposition aux rayons X et le délai séparant exposition et apparition du cancer. On connait statistiquement le sur-risque de cancer induit par des expositions de plus de 200 mGy, mais on n’arrive pas à les mettre en évidence pour des expositions plus faibles. On a alors recours à une hypothèse de travail où l’on convient que chaque exposition, si faible soit-elle, comporte un risque proportionnel.

Cette partie des effets biologiques potentiels des rayonnements ionisants justifie pleinement les principes de radioprotection, en particulier pour les patients les plus jeunes.

Il faut bien sûr rapporter ces risques hypothétiques au bénéfice immense que la radiologie permet pour la prise en charge des patients et les diagnostics !

Le personnel, qui n’est pas bénéficiaire de l’examen radiologique, va, également, par principe, minimiser sa propre exposition professionnelle.

La radioprotection des patients, comment ?
Les matériels sont soumis à des normes de construction, d’installation très sévères ;
Les installations font très régulièrement l’objets de contrôles de qualité internes,
Seuls des personnels formés spécifiquement sont habilités à les utiliser (manipulateurs, médecins radiologues…).
Les demandes d’examen sont étudiées par le médecin radiologue, qui choisit la technique la plus adaptée et donne au manipulateur les consignes nécessaires pour que l’examen soit mené de manière à apporter le diagnostic recherché sans excès de dose de rayons X. Si nécessaire, le radiologue peut substituer l’examen demandé par un autre, non irradiant (échographie, IRM), selon l’indication et la disponibilité des matériels.
Les examens sont réalisés selon des protocoles préétablis, destinés à maîtriser la dose, et adaptés à chaque individu.
On note pour toutes ces étapes la nécessaire collaboration entre les intervenants : médecin demandeur, équipe radiologique avec radiologue et manipulateur.

Dans certains cas prévus par la réglementation, des données dosimétriques sont portées dans le compte-rendu d’examen.
Des campagnes de mesures sont réalisées régulièrement afin d’optimiser en permanence les protocoles d’examen.