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avec la Fondation MACSF

Dépistage organisé du cancer du sein

Le dépistage organisé du cancer du sein a été généralisé sur l'ensemble du territoire en 2004.

Le dépistage organisé du cancer du sein a été généralisé sur l’ensemble du territoire en 2004, après avoir fait l’objet d’une expérimentation dès la fin des années 80 puis d’une généralisation progressive sur l’ensemble du territoire.

Historique

Les années 1980 : plusieurs essais randomisés apportent la preuve que la mortalité par cancer du sein peut diminuer de près de 30% chez les femmes de 50 à 69 ans réalisant un dépistage mammographique.
1989 : 6 programmes expérimentaux de dépistage du cancer du sein ;
1991 : 4 autres programmes expérimentaux ;
1994 : décision par le ministère de la Santé d’étendre progressivement ce programme à l’ensemble des départements ;
1996 : plus de 20 départements participent au programme de dépistage organisé ;
1999 : 32 départements ;
2002 : nouveau cahier des charges du programme de dépistage organisé du cancer du sein. Il propose tous les deux ans une mammographie comportant deux clichés par sein à toutes les femmes entre 50 et 74 ans ;
2004 : généralisation du programme de dépistage organisé du cancer du sein.

Quelles femmes sont concernées ?

Toutes les femmes de 50 à 74 ans soit au total 7,4 millions de femmes, sont concernées par le programme national de dépistage organisé du cancer du sein. L’âge moyen au diagnostic est de 61 ans. Elles bénéficient, gratuitement, tous les deux ans, d’une mammographie. Les études européennes et nord-américaines montrent que, dans cette tranche d’âge, le taux de mortalité par cancer du sein pourrait être réduit de 30% mais à condition que plus de 80% des femmes concernées y participent.

Les taux de participation observés en France sont d’environ 40%. Ils s’échelonnent selon les départements de 20 à 70%.

Aujourd’hui, le dépistage est généralisé à l’ensemble du territoire. La participation des radiologues libéraux (plus de 2000 cabinets libéraux) est importante puisque 87% d’entre eux y sont engagés et que 8 mammographies sur 10 sont réalisées dans leurs cabinets. Ils ont reçu une formation complémentaire et mis à niveau leurs équipements.

La qualité de chaque examen est assurée

Tous les clichés font l’objet d’une double lecture.
Tous les radiologues qui réalisent des mammographies ont suivi une formation complémentaire. Le radiologue deuxième lecteur a une formation spécifique.
Enfin, la qualité des équipements est contrôlée périodiquement.

Évolution du taux de participation

Depuis 2004, le taux de participation au dépistage du cancer du sein a progressé régulièrement. En 2008, plus d’une femme sur deux, entre 50 et 74 ans, a participé à ce dépistage. En 2010, à peine plus de la moitié des femmes concernées par le dépistage du cancer du sein sont allées passer une mammographie. Pour la première fois, depuis sept ans, le nombre de femmes dépistées est en léger recul selon l’Institut National de Veille Sanitaire (InVS).

La Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR) a alerté à plusieurs reprises les autorités sur le rôle que jouent et doivent jouer les cabinets de radiologie libérale de proximité. En effet, le facteur de proximité est un élément décisif de participation au dépistage du cancer du sein pour de nombreuses femmes et, plus particulièrement les plus fragiles d’entre elles.

Les acteurs du dépistage

Sur le plan national, le programme national de dépistage organisé est placé sous l’autorité du Ministère en charge de la santé. Il est co-piloté par la Direction Générale de la Santé et l’Institut National du Cancer. Son financement est assuré par l’Assurance Maladie, le Ministère de la santé et des collectivités locales. Son évaluation est réalisée par l’InVS.

Sur le plan régional, les GRSP (groupements régionaux de santé publique) et bientôt les ARS (agences régionales de santé) assurent le pilotage et l’animation du programme.

Sur le plan local, le programme de dépistage organisé est piloté par les structures de gestion qui coordonnent, au plan départemental, parfois interdépartemental, les programmes de dépistage des cancers.

Épidémiologie du cancer du sein en France et en Europe

Avec 49 814 nouveaux cas estimés en 2005 en France, le cancer du sein reste le premier cancer chez les femmes et représente près de 37% de l’ensemble des nouveaux cas de cancers féminins. Il se situe, tous sexes confondus, au 2ème rang de tous les cancers, derrière le cancer de la prostate. Le taux d’incidence standardisé à la population mondiale est de 101,5 pour 100 000 personnes.

Une mortalité en décroissance depuis 2000

Avec 11 201 décès par an, le cancer du sein se situe au 1er rang des décès par cancer chez la femme (18,9%), soit 7,7% de l’ensemble des décès par cancer. En 2005, le taux de mortalité standardisé à la population mondiale était de 17,7 pour 100 000 personnes.
La mortalité, qui était restée stable depuis 1980, amorce une décroissance en 2000 : le taux d’évolution annuel de la mortalité était de -0,4% en moyenne sur l’ensemble de la période 1980-2005 alors qu’il affiche -1,3% sur la dernière période 2000-2005.
Les évolutions inverses de la mortalité et de l’incidence du cancer du sein peuvent s’expliquer en partie par l’amélioration des thérapeutiques et le diagnostic plus précoce lié au développement du dépistage en France, sans que leurs parts respectives puissent être précisées.

Dépistage (Étude 2005)

Le diagnostic précoce permet d’augmenter les chances de guérison avec souvent des traitements moins lourds.
Les programmes de dépistage organisés ont montré que 35 à 37% des cancers détectés étaient inférieurs à 10 millimètres. Environ la moitié des cancers ne sont pas palpables au toucher.
Les cancers dépistés précocement sont de plus petite taille et de moindre gravité. Le taux de guérison est amélioré.
Le dépistage organisé des cancers du sein est une action prioritaire du plan de lutte contre le cancer avec pour objectif une baisse de la mortalité de 10 à 20%.

SENOLOG

L’observatoire de la sénologie (SenoLog, lancé en 2004) mis en place dans le cadre d’un Accord de Bon Usage des Soins, signé entre la Fédération Nationale des Médecins Radiologues et les caisses d’assurance maladie, fournit des informations relatives à la pratique mammographique. Il contribue ainsi à la qualité des examens.

Données SENOLOG 2009 :

SenoLog recense 3 500 000 actes, dont 2 300 000 actes dans la tranche 50 à 74 ans.

92% des mammographies sont réalisées par des médecins radiologues libéraux effectuant plus de 500 mammographies par an.

Dans la tranche d’âge du dépistage (50-74 ans), SenoLog recense 2 millions d’examens (1 906 536) de mammographie, soit environ les 2/3 de l’activité.

Dans cette tranche d’âge, les femmes viennent majoritairement à l’invitation des structures de gestion : 66,5%. La part du dépistage individuel ne cesse de décroître (21,1%), le reste étant constitué des examens de suivi de cancer (6,4%) ou d’une pathologie mammaire non cancéreuse (4%), la gestion d’un symptôme clinique (1,7%) ou des examens de repérage (0,3%).