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avec la Fondation MACSF

Angiographie

L'angiographie est un examen qui consiste à visualiser les vaisseaux d'une partie de votre corps. Cet examen qui est réalisé par un médecin radiologue, assisté d'un personnel paramédical, va aider les équipes médicales à choisir le traitement le mieux adapté.

L‘angiographie est réalisée pour rechercher une anomalie des vaisseaux pouvant expliquer vos symptômes. Il peut s’agir d’un rétrécissement ou d’une occlusion totale d’une artère mais, aussi, d’une éventuelle malformation des vaisseaux ou de toute autre maladie.

Le déroulé de l’examen

En fonction des cas et, avec votre accord, l’examen sera réalisé sous anesthésie locale ou sous anesthésie générale.

Il faut ensuite « faire une piqûre » (ponction) au niveau de l’artère utilisée (pli de l’aine, pli du coude, cou…), afin d’introduire dans l’artère un petit tuyau en plastique appelé cathéter.

Ce cathéter sera ensuite dirigé par le médecin radiologue dans les artères à explorer, sous contrôle à l’aide d’un écran de télévision. Ce cathéter servira à injecter un liquide que l’on appelle « produit de contraste iodé », qui permettra de voir les vaisseaux en leur donnant une sorte de coloration.

Dans certains cas, l’angiographie sera associée à un geste de radiologie interventionnelle visant, soit à désobstruer une artère en injectant un médicament visant à détruire un caillot ou en dilatant cette artère à l’aide d’un ballonnet ou d’un stent (angioplastie), soit au contraire à obstruer une malformation (embolisation sélective). Si une telle association est envisagée, le médecin radiologue qui vous prend en charge vous donnera, à ce sujet, toutes les explications nécessaires avant l’intervention.

En fin d’examen, le cathéter est retiré de l’artère, puis celle-ci est comprimée.

Quels sont les risques encourus ?

Les bénéfices attendus de l’examen qui vous est proposé sont, naturellement, largement supérieurs aux risques que cet examen vous fait courir.

Toute intervention sur le corps humain, même conduite dans des conditions de compétence et de sécurité, comporte un risque de complication.

Avec les techniques modernes, l’angiographie est un examen sûr. Cependant, ces angiographies peuvent parfois entraîner des complications qui restent cependant rares. Il peut s’agir de risques locaux (au niveau du point de ponction), des risques généraux et de risques thrombo-emboliques.

  • Localement, au niveau du point de ponction, il peut se produire un hématome qui se résorbera en deux à trois semaines. Tout à fait exceptionnellement, des lésions de l’artère peuvent nécessiter un traitement complémentaire.
  • Sur un plan général, les risques sont dus à l’injection du produit iodé.

L’injection peut entraîner une réaction d’intolérance. Ces réactions imprévisibles sont plus fréquentes chez les patients ayant eu une injection mal tolérée d’un de ces produits ou ayant des antécédents allergiques. Elles sont généralement transitoires et sans gravité. Elles peuvent être plus sévères et se traduire par des troubles cardio-respiratoires et nécessiter un traitement. Les complications réellement graves sont rarissimes. Le risque de décès est de moins d’un cas sur 100 000.

Des accidents rénaux, également liés au produit iodé, sont notamment possibles chez certains sujets atteints de maladies fragilisant le rein (insuffisance rénale chronique, diabète, myélome, etc.).

Des modalités particulières seront observées pour les patients qui ont présenté de graves manifestations allergiques et pour ceux qui ont une fragilisation rénale. Ces patients doivent se signaler au moment de la prise du rendez-vous. De plus, les diabétiques prenant des biguanides (Glucinan®, Glucophage®, Stagid®) doivent également le signaler car ce traitement doit être interrompu durant quelques jours.

Les risques thrombo-emboliques :
Le cheminement du cathéter dans les artères peut entraîner l’occlusion de celles-ci ou une occlusion à distance par l’intermédiaire d’une embolie (caillot sanguin, plaque d’athérome qui migre…).

Au niveau des membres, une telle occlusion se traduit habituellement par une violente douleur, alors qu’au niveau cérébral, cela peut être responsable d’un accident vasculaire (attaque) pouvant entraîner une paralysie définitive ou transitoire. Ces accidents sont très rares et tout est fait pour les éviter ; lorsqu’ils surviennent, un traitement d’urgence médical ou chirurgical est le plus souvent indiqué. Le risque de mort est exceptionnel.

Au total, le risque de présenter un accident grave ou définitif peut être, en moyenne, évalué entre 0,5 et 1 %, en fonction de votre état de santé initial et de la maladie qui justifie l’examen.

Les bénéfices attendus de l’examen qui vous est proposé naturellement sont largement supérieurs aux risques que cet examen vous fait courir.

Dans certains cas, l’angiographie sera associée à un geste de radiologie interventionnelle visant, soit à désobstruer une artère en injectant un médicament visant à détruire un caillot ou en dilatant cette artère à l’aide d’un ballonnet (angioplastie), soit au contraire à obstruer une malformation (embolisation sélective). Si une telle association est envisagée, le médecin radiologue qui vous prend en charge vous donnera, à ce sujet, toutes les explications nécessaires avant l’intervention.

Conditions de l’examen

En fonction de votre état, l’angiographie pourra être réalisée en ambulatoire (c’est à dire que vous retournerez chez vous quelques heures après l’examen), ou à l’occasion d’une brève hospitalisation, dont la durée vous sera précisée par le médecin radiologue.

Résultats

Un premier commentaire pourra vous être donné juste après l’examen. Il ne s’agira là que d’une première approche, car les images doivent être ensuite analysées par le médecin radiologue. Le compte-rendu écrit sera disponible dans les meilleurs délais.

Ce que vous devez faire

Avez-vous des risques particuliers de saigner ?

Avez-vous eu récemment une infection (fièvre, mal de gorge) ou des soins dentaires ? Oui / Non

prenez-vous un traitement fluidifiant le sang (anticoagulant ou anti-agrégant plaquettaire type Aspirine, Asasantine, Kardegic, Persantine, Plavix, Previscan Sintrom, Solupsan, Ticlid …), ou tout simplement souvent de l’Aspirine contre le mal de tête ? Oui / Non

Dans ce cas, il pourrait être nécessaire d’arrêter ce traitement avant l’examen : le médecin radiologue vous en précisera la durée.

Êtes-vous allergique ?

À certains médicaments ou pommades, ou êtes-vous asthmatique ? Oui / Non

Avez-vous mal toléré un examen radiologique ? Oui / Non

Avez-vous eu récemment une infection (fièvre, mal de gorge) ou des soins dentaires ? Oui / Non

Êtes-vous diabétique, et si oui prenez-vous des biguanides (Glucinan®, Glucophage®, Stagid®) ? Oui / Non

Avez-vous une maladie fragilisant le rein ? Oui / Non

Avez-vous une maladie fragilisant le rein ? Oui / Non

Êtes-vous enceinte ou susceptible de l’être ? Allaitez-vous ? Oui / Non

Messieurs, avez-vous des problèmes pour uriner (adénome prostatique) ? Oui / Non

D’une manière générale, n’hésitez pas à fournir tout renseignement qui vous paraîtrait important à communiquer et à nous informer de toute maladie sérieuse.

A apporter le jour de l’examen :

  • La demande de votre médecin (ordonnance, lettre, …)
  • La liste écrite des médicaments que vous prenez,
  • Le dossier radiographique en votre possession (radiographies, échographies, scanners, IRM)
  • Tous vos résultats d’analyses de sang.

Pour l’examen :

A moins de consignes particulières adaptées à votre état de santé, vous devez respecter les consignes suivantes :
  • Ne pas manger au cours des six heures précédant l’examen
  • Ne pas fumer pendant les 24 heures qui précèdent l’examen. Il est de toute façon recommandé d’arrêter toute intoxication tabagique.

Après l’examen, après le retour dans votre lit :

Vous serez surveillé, pour vérifier en particulier qu’il n’existe pas de saignement à l’endroit de la ponction. Les membres de l’équipe médicale vous diront à quel moment vous pourrez boire et manger. Ils vous expliqueront pendant combien de temps vous devrez rester allongé.
Afin d’éviter le risque d’hématome à l’endroit de la ponction artérielle, en général au pli de l’aine, il vous est demandé de rester allongé pendant plusieurs heures sans plier la cuisse du côté où la piqûre a été faite.
Si la ponction a été faite au pli du coude, on vous demandera de ne pas utiliser ce bras pendant plusieurs heures (en particulier pour la toilette).
Si l’examen est réalisé en « ambulatoire », c’est après une période d’observation de quelques heures que vous pourrez retourner chez vous, accompagné.
Vous ne devez pas conduire vous-même votre voiture au retour, ni prendre seul les transports en commun.

Dès votre retour à la maison :

  • Vous devez vous détendre et vous reposer durant 24 heures ;
  • Vous devez boire de l’eau (2 litres par 24 heures) ;
  • Vous devez garder le pansement placé au niveau de la ponction durant 24 heures ;
  • Vous ne devez pas conduire pendant les 24 premières heures et éviter d’effectuer des exercices physiques intenses au cours des 48 heures qui suivent l’examen ;
  • Il vous est recommandé de ne pas fumer.
Si besoin, reprenez contact avec votre radiologue.

Appelez immédiatement votre médecin :

  1. Si vous commencez à saigner à l’endroit où le cathéter a été introduit (en cas de saignement, allongez vous et appuyez sur la zone du saignement ou faites appuyer par une personne de votre entourage).
  2. Si vous constatez un changement de couleur, de volume ou de température au niveau de la zone de ponction de l’artère
  3. Si vous avez des douleurs, une sensation de froid, une modification de la sensibilité, ou un changement de couleur du bras ou de la jambe concerné par la ponction artérielle.
  4. Si vous avez une boule qui persiste au niveau du point de ponction dans les semaines qui suivent l’examen.
  5. Si vous avez de la fièvre ou des frissons.

Il est normal que vous vous posiez des questions sur l’examen que vous êtes amené à passer. Nous espérons y avoir répondu. N’hésitez pas à interroger votre radiologue pour tout renseignement complémentaire.